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PAGE BLANCHE, TOILE BLANCHE !

14 mai 2018

Page blanche

PAGE BLANCHE, TOILE BLANCHE !

« L’écriture est la peinture de la voix » Voltaire

 Immaculée, vierge, muette, blanche ;

Vide, néant, inconnu, solitude, angoisse ;

Méditation, réflexion, introspection, exploration, imagination, émotion ;

Sensibilité, apprivoisement, audace, expression, libération, explosion ;

Douter, remplir, dire, oser, travailler, écrire, peindre, avancer, créer, transmettre.

La page blanche et la toile blanche seraient-elles le symbole visuel de la solitude ?

Qui ne s’est pas retrouvé devant cette fameuse page, blanche, à petits ou grands carreaux ?

Oui ! souvenez-vous sur les bancs de l’école ! La page blanche, avec la marge pour le professeur, évoquait une certaine angoisse ! Ecrire son nom, la date et la matière : le début de l’enfer ! Stress ou adrénaline, la peur de ne pas remplir cette page muette, la peur du jugement de ses compétences.

Celle-ci nous l’avons tous connu : la page blanche de l’écolier, je la nommerai « la page blanche des connaissances » !

Ici, je m’attarderais davantage sur la page blanche, la toile blanche du créateur : celle du journaliste, de l’écrivain, du peintre. Le journaliste est bien souvent guidé par un sujet. Tandis que l’écrivain et le peintre recherchent leurs lignes de conduite, SEULS. Ils s’inspirent d’une émotion, d’un mot, d’un fait divers ou d’un vécu. Puis ils tracent, ils ratent, ils recommencent, ils se corrigent, SEULS.

Ecrire sur une page blanche c’est comme avancer dans la vie : l’écrivain tâtonne, explore ! Le stylo glisse. L’encre est quelquefois baveuse. La plume caresse le velin. Le stylo à bille parcourt la feuille. Ou encore ses mains pianotent sur les touches du clavier comme le pianiste promène ses doigts sur les notes noires et blanches. Composer, jouer avec les mots pour que cette page blanche évolue. L’écrivain est le pilote de sa page : il démarre, accélère, avance à une allure sans limitation de vitesse. Il recule, il reste parfois au point mort, il freine, il cale pour mieux redémarrer. Il chante et danse avec les mots. Libre-arbitre de lui-même, il peaufine. Il est comme devant un miroir pour trouver le reflet de sa pensée.

L’écrivain et le peintre ont apprivoisé la solitude grâce à cette blancheur, cette lumière qui les guide. Quelle audace !

Magie des couleurs et ensorcellement du pinceau pour le peintre. L’artiste est un esthète qui apprend, se nourrit des beautés de la nature, celle de Dieu. Il l’interprète au travers de ses émotions et de son œil aiguisé qu’il souhaite faire partager. De leurs souffrances, de leurs joies ou de leurs humours, les artistes dévoilent leurs sensibilités.

 

« Qui donc a dit que le dessin est l’écriture de la forme ? La vérité est que l’art doit être l’écriture de la vie » Edouard Manet

Chacun son langage : page blanche ou toile blanche, l’écrivain et le peintre s’envolent dans le néant et maquillent leurs réflexions. Tous deux comblent le vide par le plein ! Le trait, quel qu’il soit, est une déclaration d’amour : un « trait » nommé désir !

Un point c’est tout !

A vos stylos, à vos pinceaux !

 

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